• reproduction

    L’âge de la maturité sexuelle diffère entre le mâle et la femelle. De plus, un poids minimum est nécessaire ;

    mâle 7 à 9 mois
    femelle 4 à 6 mois


     

    avec une variation de 2 à 14 mois en fonction du mois de naissance, la femelle étant plus précoce. Il faut donc particulièrement se méfier d’elle et l’écarter rapidement des mâles après le sevrage.
    Parce que c’est épuisant, mais aussi parce que ça peut entraîner des graves déformations chez ces jeunes femelles qui n’ont pas encore finit de grandir, il convient d’attendre le 8iéme mois (voire même le 10ième) avant de faire faire une première portée, avec un poids minimum de 450g. De plus, même avant cet âge, un mâle ne saura pas forcément s’y prendre (ce qui peut entraîner des problèmes avec une femelle dominante qui pourrait le mordre en retour s’il n’est pas assez direct).

    Lorsque l’on achète un couple, il faut absolument anticiper cette maturité afin de ne pas avoir de saillie trop précoce. Cela implique à ce moment là d’en avoir conscience, de connaître l’âge exact des deux chinchillas et de prévoir deux cages afin d’attendre le moment idéal pour cet événement.

    Attention : Il n’y a pas de ménopause vraie chez les chinchillas. La vie de reproduction dure environ 10 ans, même parfois plus mais il n’est pas conseillé de faire reproduire aussi longtemps.

    Attention : Toutes les couleurs de chinchillas ne peuvent pas se reproduire entre elles. En effet, les mutants possèdent des gènes létaux qu’ils ne faut pas croiser. D’une manière général, les mutants dits “velvets” ne doivent pas être croisés entre eux. Il faut se méfier également du gène “wilson”. Un chinchilla standard peut se reproduire avec n’importe quelle couleur.

    La durée du cycle ovarien est en moyenne de 41 jours de (35 à 50 jours). Donc une femelle chinchilla, en l’absence de mâle, vient en chaleur environ toutes les trois semaines. Les chaleurs (oestrus) durent de 2 à 4 jours mais il n’y a pas de moyen actuellement pour déterminer le moment précis de l’ovulation. Celle ci reste spontanée et ne dépend pas de la saillie.

    Ce cycle est saisonnié. Il se répète de novembre à mai avec une fréquence plus importante en décembre - janvier. La femelle peut donc rester 5 mois sans venir en chaleurs. C’est surtout vrai pour les espèces sauvages. Les femelles domestiques peuvent avoir des cycles plus ou moins réguliers, à tout moment de l’année. Il est très difficile de le prévoir ou de le calculer.

     

    le gestation

    a - le déroulement

    Il ne se passe pas grand chose pendant cette période qui dure de 111 jours. Même si l’on a pu constater des mises bas à 118 jours, il est vivement conseillé de voir un vétérinaire dès le dépassement du terme. La femelle prend peu de poids, mange plus et n’a pas d’activité particulière pendant les deux premiers tiers de la gestation. Les fluctuations de poids sont fréquentes. La certitude n’est acquise que si cette augmentation persiste après le 45ème jours, d’autant plus si la femelle ne revient pas chaleurs pendant cette période.
    Les tétines gonflent et rosissent significativement après le premier mois également mais c’est un signe assez difficile à repérer, surtout sur des femelles qui ont déjà eu plusieurs portées.
    Certaines femelles un peu caractérielles deviennent plus dociles et plus gentilles pendant leur gestation. Leur caractère de cochon refait surface dès la ”libération”.

    La radiographie permet de confirmer une gestation à partir du 40ème jour.
    L’échographie se développe, même pour nos rongeurs. Personnellement, j’ai eu la possibilité d’essayer sur la mère de mon chinchilla ainsi que sur d’autres femelles. Il doit être possible d’avoir un diagnostic de certitude dès 30 jours. Mais à l’heure actuelle, aucune norme n’existe. De plus, on ne peut pas raser l’animal pour le passage de la sonde et le gel à échographie oblige la femelle à une longue toilette, ce qui n’est pas agréable pour elle.
    Contrairement à la lapine, qui a son ventre plus souple, il n’est pas possible de faire une diagnostic par simple palpation. On peut sentir les petits bouger par simple apposition de la main sur le ventre à partir de 90 jours.

    b - les préparatifs

    La femelle chinchilla ne fait pas de nid. Comme c’est une espèce nidifuge, elle n’y apporte pas vraiment d’attention. Elle choisira juste un coin calme et sombre dans la cage. A l’approche de la mise bas, faites une bonne fois pour toute sa litière pour les 15 prochains jours. Elle n’aime pas trop être dérangées au début.
    Il ne faudra pas donner le bain de sable la semaine qui précède et qui suit la mise bas. En fin de gestation, il peut y avoir des risques de torsion utérine. C’est très douloureux pour la femelle qui se retrouve dans l’incapacité de faire ses petits. Proche de l’état de choc, l’intervention chirurgicale étant pourtant indispensable, la mortalité est très importante. Après la mise bas, tant que le vulve et le vagin ne se referment pas correctement, il y a le risque qu’elle développe une infection utérine.

    Attention : Si vous avez le couple, il faut les séparer de préférence avant ou, au maximum, juste après la naissance car la femelle peut revenir en chaleur dans les heures qui suivent, ce pendant quelques jours (2 à 4) et se faire reprendre aussitôt. L’ovulation est là par contre prévisible 30 à 48 heures après la mise bas. Cette saillie est fécondante dans 75% des cas mais deux gestations aussi rapprochées peuvent fatiguer énormément la mère et comprometre sa survie ainsi que celle de toute sa descendance.
    En élevage, ainsi que dans la nature, la femelle fait deux portées par an, la deuxième correspondant à l’oestrus post-partum. Nous le déconseillons fortement pour le particulier.

    Par la suite, le mâle est actif dans l’éducation des jeunes et il faut le remettre avec sa petite famille, 3 jours après la mise bas.

    c - les problèmes

    La femelle peut avorter en cours de gestation pour plusieurs raisons :
    - croisement létaux des mutants colorés,
    - stress, bruits, changements brutaux,
    - mauvais état général pendant la saillie, femelle trop fatiguée, alimentation de mauvaise qualité et carencée (essentiellement en calcium et vitamine A),
    - infection latente de l’utérus.
    L’avortement est souvent précoce et donc rarement détecté par le propriétaire. S’il est plus tardif, la femelle a souvent ingéré ses petits. Elle a le poitrail mouillé et des pertes. Il ne faut pas hésiter à l’amener chez son vétérinaire, même si elle se porte bien en apparence, au moins pour vérifier que l’utérus est totalement vide.


     

    En fin de gestation, la femelle peut être légèrement constipée (comprimée par ses petits). Il suffit de limiter la quantité de granulés et privilégier le foin jusqu’à ce que le transit redevienne normal. On pourra également rajouter une petite tranche de pomme à sa ration.

    la mise bas

    a - le déroulement

    Peu de signes vous permettront de guetter cette naissance. La femelle reste le plus souvent en bas de la cage et ne monte plus sur les planches. Elle cherche une position confortable pour se coucher, ce qu’elle trouve rarement, et elle tourne donc en rond.
    Les contractions commencent une demi heure avant la première expulsion. Elles sont violentes et très visibles. La femelle se plie puis se détend, se lèche, jusqu’à ce que la poche des eaux se perce. On la retrouve donc souvent le ventre et le museau tout mouillé.
    La mise bas a souvent lieu au petit matin (aussi la nuit, en soirée mais rarement en journée) et lorsqu’on se lève, on a déjà tout raté. Elle accouche assise, le tire délicatement en déchirant les enveloppes du même coup avec les dents, coupe le cordon et mange le placenta qui suit immédiatement le petit (rempli de nutriments et de vitamines, même si c’est dégoûtant, il faut la laisser faire). Elle le lèche ou le pince pour le stimuler puis se consacre au suivant. Les naissances sont rapprochées (15 mn) mais il peut s’écouler jusqu’à une heure entre deux, surtout pour les primipares (femelles qui portent pour la première fois). Elle peut également changer d’endroit pour faire le suivant. En tout, il faut compter 3 à 4 heures.
    Elle passe ensuite un long moment à nettoyer et sécher tout le monde. Puis, elle s’occupe enfin d’elle pendant que les petits commencent à téter.

    Les petits chinchillas naissent tout poilus et les yeux ouverts... de vraies petites miniatures. C’est une espèce nidifuge. Leur nombre varie de 1 à 4 (mais c’est exceptionnel), la majorité en font 3. Ce nombre diminue avec l’âge. Ils pèsent de 35 à 50 grammes.

    b - l’alerte

    La femelle est en position mais rien ne sort depuis longtemps et elle pousse même des petits cris plaintifs. Un petit est certainement coincé dans le bassin parce qu’il est trop gros ou se présente mal. La poche des eaux ne doit pas être rompue depuis plus d’une heure et le déroulement de la mise bas ne doit pas dépasser 5 heures.
    Il faut l’amener d’urgence chez un vétérinaire qui prendra la décision ou non, selon le cas, de pratiquer une césarienne.

    allaitement

    Les jeunes chinchillas vont rapidement commencer à téter en se réfugiant au chaud sous le ventre de maman. Même si anatomiquement la femelle possède 3 paires de mamelles, seule une paire fonctionne. Cela veut dire qu’à partir de 3 petits, il faut s’assurer que tout le monde tète à tour de rôle et que personne ne se retrouve à l’écart dans la cage. Une pesée quotidienne, à heure fixe, est le meilleur moyen de s’assurer des progrès de chacun.
    La lactation peut durer jusqu’à 8 semaines. On conseille de pratiquer le sevrage vers 6 semaines (avec un poids moyen de 250 g). Les petits sont séparés de leur mère. Cette dernière sera nourrie uniquement d’eau et de foin pendant 24 heures (pour stopper la production de lait).
    Le petit chinchilla est capable de manger solide, par imitation des parents, dès la fin de la première semaine. Il grignotera du foin dès le deuxième ou troisième jour.
    Le mâle soulage énormément la femelle pendant cette période. Ils se relaient pour leurs tenir chaud, sous le ventre. C’est un excellent papa poule.

    Il n’y a pas de cas de cannibalisme avéré chez les chinchillas (contrairement aux dègues).


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